Accueil

 



Une définition
Pour en savoir plus sur les compétences de base
Les orientations pédagogiques proposées par SCANS






ou abonnez un(e) collègue
recevez des informations inédites
sur les compétences de base.

Une définition

Une compétence de base est une compétence essentielle, nécessaire à l'individu pour que ce dernier soit en mesure de se développer et d’être fonctionnel dans les situations de sa vie quotidienne ou professionnelle.

Il existe une multitude de définitions du mot « compétence » dans le langage quotidien. Une personne est compétente quand elle est capable de mobiliser un ensemble intégré de connaissances, d’habiletés, de perceptions et de comportements socioaffectifs dans un « agir », selon des exigences précises qui permettent d’aboutir aux résultats espérés ou à un résultat optimal. L’agir peut être une tâche, une activité, une création, une œuvre, un projet…

Lorsqu’on peut mobiliser un ensemble harmonieux de connaissances, d’habiletés et d’attitudes de perceptions et de comportements socioaffectifs dans un agir (une tâche, une activité, une création, une œuvre, un projet…) selon des exigences précises et faire face à des situations problèmes de la même famille et que l’on peut progresser à l’intérieur de ces situations différentes, on a la compétence qu’il faut pour réussir (Tremblay, Denyse) .

Une compétence a une envergure liée aux grands aspects du comportement humain : cognitif, psychosensorimoteur et affectif. À cause de ce caractère multidimensionnel, elle est intégrative d’un ensemble complexe d’apprentissages.

Les compétences de base dans le contexte de l’entreprise:

représentent des éléments génériques de nouvelles méthodes de travail comme, le travail en équipe, la compréhension des systèmes et la résolution de problèmes;

constituent un bagage de connaissances favorisant la participation à un large éventail de contextes de travail;

tiennent compte de l'utilisation des technologies, des systèmes d'information, des outils de l'environnement de travail;

constituent des préalables à la formation technique.

 

Retour



La liste des compétences et habiletés de base en entreprise

Cette liste des habiletés et des comportements est un outil d’exploration utile pour analyser les divers besoins des entreprises en formation de base. La liste a été tirée de la commission SCANS aux États-Unis. Une description plus complète des habiletés et des comportements et des indicateurs y ayant trait est consignée dans les documents suivants :

Tremblay, Denyse, Hélène Leduc et Hélène Tremblay, Trousse Atout : démarche d'ingénierie d'une formation de base sur mesure en entreprise selon l'approche par compétences, commissions scolaires de la Montérégie, 2002.


Grégoire, Réginald, Les habiletés et les comportements requis dans le monde du travail. Éléments essentiels de la commission SCANS et guide général d’application, Sous-comité en alphabétisation de la Montérégie, 1996, 61p.


Les habiletés de base  
Les habiletés intellectuelles  
Les comportements personnels  
Domaine des ressources disponibles  
Domaine des relations interpersonnelles  
Domaine de l'information  
Domaine des systèmes  
Domaine de la technologie  
   

 








LES ORIENTATIONS PÉDAGOGIQUES PROPOSÉES PAR SCANS

Les documents publiés par SCANS mettent de l’avant trois orientations pédagogiques :

L'intégration entre le savoir et le faire doit être le plus poussée possible.
La personne se forme en même temps qu'elle participe à l'élaboration d'un savoir relié à sa réalité professionnelle.
L'évaluation des apprentissages est intégrée dans le déroulement même de l'activité de formation et centrée sur la démonstration de la maîtrise de ces apprentissages.

 

Les relations entre le savoir et le faire

Il n'y a pas un temps pour apprendre les habiletés et les comportements et un autre pour les mettre en pratique. C'est en travaillant en équipe que l'on apprend à travailler en équipe et en déchiffrant l'organigramme d'une entreprise que l'on comprend ce qu'est un système. Toutefois, le passage de la réalisation d'une activité à un apprentissage n'est pas automatique; il existe en effet une manière de travailler en équipe ou de déchiffrer un organigramme qui est formatrice et une autre qui ne l'est pas ou ne l'est qu'accidentellement. Si en lisant l'organigramme de son entreprise, on se contente de repérer qui est son supérieur et de noter le nombre de cadres, on ne comprendra pas beaucoup mieux aujourd'hui qu'hier à quoi sert un organigramme et on aura encore moins progressé dans la maîtrise de l’habileté ""Capacité de comprendre ce qu'est un système". Au contraire, si on s'est appliqué à situer l'activité portant sur l'organigramme dans son contexte et à saisir, puis à expliciter les composantes de ce contexte, et si on s'est demandé pourquoi on avait besoin d'un organigramme on a déjà commencé à se donner des moyens pour devenir plus compétent et transformer son travail.

La théorie n'est plus d'un côté et la pratique de l'autre. Ce que l'on a devant soi, c'est une activité concrète où le réel revêt une dimension nouvelle parce que l'on maîtrise tel concept ou tel processus et où tel concept ou tel processus deviennent significatifs et vivants parce qu'ils permettent d'effectuer un travail plus efficacement, plus rapidement ou de meilleure qualité. Il en est de même pour chacune des habiletés et chacun des comportements, comme pour leur ensemble.


Ces exemples sont cependant sans doute suffisants pour montrer qu'une formation de caractère théorique demeure un levier pour améliorer le travail, mais que le travail lui-même constitue un levier nécessaire pour orienter, stimuler et enrichir cette formation.



Formation individuelle et participation à l'élaboration d'un savoir

C'est à partir de situations réelles ou aussi proches que possible de telles situations que le travailleur et la travailleuse doivent acquérir progressivement la maîtrise d'un ensemble d'habiletés et de comportements jugés nécessaires à la réalisation du travail. À travers ce cheminement, ces personnes explicitent, précisent, révisent, en somme élaborent un savoir et un comportement qui contribuent à leur propre formation en même temps qu'à la rénovation de leur travail et du monde du travail. Ce savoir et ce comportement sont plutôt tournés vers l'application, mais s'appuient sur des concepts, voire des modèles théoriques.


Par conséquent, les travailleurs et travailleuses sont les premiers responsables de leur formation. Ce sont eux qui apprennent à lire, à prendre des décisions, à développer leur sociabilité ou à utiliser de manière appropriée la technologie qui est mise à leur disposition. Les formateurs et les formatrices et les autres personnes-ressources sont avant tout appelés à les aider à clarifier leurs besoins de formateur, à les accompagner dans leur cheminement, à les conseiller sur les moyens de résoudre les difficultés qui se présentent et à les guider vers des ressources complémentaires. C'est dans un tel cadre que se situent les activités de formation.


La mise en œuvre d'une telle orientation pédagogique implique nécessairement toute une gamme de stratégies, de médias et de combinaisons entre stratégies et médias. Parmi les stratégies, mentionnons, entre autres, la collaboration et la discussion entre collègues de travail; la collecte, la compilation et l'analyse de données sur divers aspects de l'entreprise ou du travail; des moments, individuels ou en groupe, de réflexion et d'approfondissement; une répartition souple des tâches; la multiplication des sources d'information, à l'intérieur et à l'extérieur de l'entreprise.


Quant aux médias susceptibles de soutenir et de stimuler la participation active et continue des travailleurs et des travailleuses à l'acquisition des habiletés et des comportements, ils sont principalement de deux sortes. Les uns sont ceux qui appartiennent au milieu même du métier ou de l'emploi : le tour, la foreuse, le convoyeur, le micro-ordinateur, le télécopieur, etc. Les autres sont ceux que les responsables de la formation, dans l'entreprise ou dans une commission scolaire, peuvent proposer aux personnes en formation : des documents écrits qui favorisent un apprentissage individuel ou en équipes de pairs certes, mais aussi des vidéocassettes, des logiciels de simulation, des disques vidéo interactifs, des présentations multimédias, etc.

L'évaluation des apprentissages

On peut formuler ainsi le principe général qui nous guide en relation avec l'évaluation des apprentissages. L'évaluation des habiletés de base se caractérise principalement par les deux traits suivants : elle est intégrée dans le déroulement même de l'activité de formation et elle est centrée sur la démonstration de la maîtrise des apprentissages faits.


Dans une large mesure, c'est même la personne en formation elle-même, en collaboration avec ses collègues de travail, qui évalue où elle en est dans le développement de sa capacité d'écrire, de calculer, de raisonner ou de négocier en vue d'une décision. Le rôle du formateur ou de la formatrice consiste à favoriser une évolution dans ce sens et, s'il y a lieu, à intervenir dans l'établissement et le respect de normes et de critères raisonnables. Voici quelques moyens.


La démonstration d'une capacité : cette démonstration peut être faite à travers une tâche de caractère synthétique qui fait partie du travail régulier de la personne en formation ou d'une tâche différente, mais qui en possède les principales caractéristiques. Dans ce cas comme dans les précédents, l'accent est mis sur une pratique exigeante et évolutive du métier ou de l'emploi, et non sur la conformité avec ce qui se fait déjà.


La première étape d'une évaluation continue, c'est une évaluation diagnostique. Celle-ci permet de savoir où en est une personne au moment où elle amorce une activité de formation en vue de la maîtrise d'une habileté ou d'un comportement par rapport à la maîtrise qu'elle devrait en avoir dans la situation où elle se trouve. La détermination de la maîtrise "qu'elle devrait en avoir" doit aller plus loin que la détermination du degré de maîtrise par ce qui se fait couramment dans ce métier ou cet emploi. Elle doit aussi tenir compte de ce qui devrait se faire dans la perspective d'un travailleur ou d'une travailleuse responsable et de la production de biens et de services de haute qualité.


Retour

 

 

Virtu-Ose