| Au Québec, «J'embarque quand ça me ressemble!»
Un nouveau programme pour favoriser le retour en formation des 16-24 ans.
En 2001 au Québec, environ 150 000 jeunes âgés de 16 à 24 ans ne détenaient pas de diplôme d'études secondaires (DES) ou professionnelles (DEP) et ne fréquentaient plus le secteur des jeunes. 150 000 jeunes sans diplôme, c'est considérable! Oui mais, il faut souligner que plusieurs des jeunes sans diplôme raccrochent au secteur de l'éducation des adultes. En effet, environ la moitié des jeunes ayant décroché des écoles secondaires sans diplôme étaient inscrits dans un centre d'éducation des adultes ou de formation professionnelle en 2001. Tout compte fait, en 2001, 75 000 jeunes âgés de 16 à 24 ans sans diplôme ne fréquentaient plus l'école.
C'est pour permettre à ces jeunes adultes âgés de 16-24 ans qui ne sont pas rejoints par les commissions scolaires de participer aux activités de formation et d'obtenir un premier diplôme que le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport a initié le Programme d'aide pour favoriser le retour en formation des 16-24 ans. Une des mesures que propose la Politique gouvernementale d'éducation des adultes et de formation continue pour rehausser la formation de base des adultes. Le programme vise à :
- soutenir les divers jeunes adultes visés par le Programme dans leurs parcours et réussite scolaire de manière à assurer leur participation active à une formation, la continuité de celle-ci, et leur obtention d’un diplôme du secondaire(DEP, DES).
- adapter l’offre de services en formation générale des adultes et en formation professionnelle de même que les services d’accompagnement destinés aux divers jeunes adultes visés par le Programme;
- favoriser le partenariat entre les organismes de la communauté, la mobilisation de ces derniers de même que l’adaptation et la continuité de leurs services
Au Québec, une vingtaine de commissions scolaires participent au Programme. On compte deux commissions scolaires en Montérégie : la Commission scolaire Marie-Victorin et la Commission scolaire des Grandes-Seigneuries.
Il n'existe pas de portrait type des jeunes 16-24 ans sans diplôme à rejoindre. Chaque jeune vit une situation particulière. Certains travaillent à temps plein, d'autres retirent des prestations de l'assurance emploi, d'autres encore sont parents, certains sont « hors d'atteinte » ou dans la rue. On doit donc penser à adapter les services de formation et d'accompagnement en tenant compte de la situation particulière de chaque jeune afin de favoriser sa participation et son maintien en formation.
Pour joindre les quelques 75 000 jeunes susceptibles de participer au Programme, il faut une équipe multidisciplinaire, un partenariat en somme, de tous ceux qui sont touchés de près ou de loin par cette clientèle et qui ont établi des liens significatifs avec elle. En premier lieu, une collaboration est établie à la commission scolaire entre les centres de formation professionnelle, les centres d'éducation des adultes et les établissements du secondaire. Cette collaboration a pour but d'assurer une continuité de services offerts par la commission scolaire aux jeunes qui sont sur le point de décrocher ou qui viennent de quitter l'école. « Mais nous ne pouvons arriver à de bons résultats sans l'aide des organismes tels les CLSC, les centres locaux d'emplois, les services de garde, les Carrefours Jeunesse Emploi et même l'entreprise privée », ajoute Lino Mastriani, responsable du Programme au Ministère.
Toutes ces organisations sont invitées à faire partie d'une équipe locale, à établir ensemble le portrait de la situation des jeunes adultes sans diplôme sur leur territoire et à planifier un plan d'action commun visant l'adaptation des services de formation et d'accompagnement.
Le ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport dispose d'un budget de 2 millions pour la mise en oeuvre du Programme qu'il répartit en fonction du nombre de commissions scolaires participantes et des jeunes adultes à rejoindre sur chaque territoire. Dédiée spécialement à ce programme, la subvention versée à chaque commission scolaire sert notamment à embaucher un agent de développement, à mettre en place l'équipe locale, à établir le portrait du territoire, à planifier et à mettre en oeuvre le plan d'action de l'équipe locale.
Les offres de formation qui seront mises en place par l'équipe locale doivent correspondre aux besoins des jeunes visés par le Programme. Par exemple, les services de formation seront offerts dans la communauté, dans les milieux de vie des jeunes ou en emploi, de soir ou selon des horaires répondant aux disponibilités des jeunes, tout en rendant le contexte d'étude attrayant. On proposera aux jeunes de nouveaux modes de formation comme l'alternance travail-études ou la possibilité de poursuivre en même temps une formation générale et une formation professionnelle. Des services adaptés aux jeunes adultes qui feront dire aux jeunes « J'embarque quand ça me ressemble ».
Pour en apprendre davantage sur ce programme, visitez le site Internet:
www.meq.gouv.qc.ca/dfga/politique/16-24/index.html
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